Bonnieux : le Mont Saint-Michel de la Provence
Avec à son sommet, son église du 12e siècle, Bonnieux a été qualifié par certains commentateurs de Mont Saint-Michel de la Provence.
L’église haute, toujours ouverte, se mérite en gravissant un escalier de 86 marches à l’ombre des cèdres centenaires. Au sommet s’offre le majestueux spectacle de la nature : la vallée agricole du Calavon, les monts du Vaucluse et le massif du Luberon.
Les pierres des édifices racontent la longue histoire du village. Datant du temps des Romains, la voie domitienne passe aux pieds de Bonnieux. Le pont Julien, avec ses trois arches, construit en l’an 3 avant Jésus-Christ reste toujours solide au dessus du Calavon. En 972, Bonnieux se protège des guerres et des pillards par une forteresse et des remparts. Relevant du comté de Forcalquier au 12e siècle, le village devient terre pontificale du 14 au 18e siècle. L’hôtel de Rouvil appartenait à une vieille famille de Bonnieux. En 1859 il a été transformé en maison commune.
Les remparts © Sophie Gunther
La forêt des cèdres © PNRL
Les qualités de Bonnieux expliquent la part importante du tourisme avec ses nombreux gîtes, chambres d’hôtes, restaurants, hôtels. Le domaine de la Capelongue, dirigé par Edouard Loubet, en est l’un des fleurons.
L’agricullture conserve sa place dans la dynamique de la vie locale avec sa viticulture et ses vins AOC Ventoux et Luberon. Ce savoir faire se transmet de génération en génération ; le fief viticole de la Canorgue a été érigé en comté par le Pape Benoit XIV en 1742!
Méritent le détour
L’Enclos des bories sur le plateau des Claparèdes, édifiées sans mortier ni liant, elles sont en forme de ruche d’abeille, conique, pyramide à étage ou en dôme arrondi.
La forêt des cèdres sur la crête du Luberon pour se promener à l’ombre et découvrir le parcours botanique créé par le Parc naturel régional du Luberon.
A ne pas manquer
L’exceptionnelle crèche provençale à Noël renouvelée chaque année dans l’église haute, le Musée de la boulangerie.



